Un échange authentique  et inspirant avec Charlotte –Elsa Nsongo,photographe paysagiste.Une passion qu’elle chérit depuis sa tendre enfance dont elle ne sait plus se défaire. Féministe et  étudiante en marketing,la jeune charelsa nous dévoile tout!

GLM : Votre histoire avec la photographie ?

Charlotte Elsa  :  A la base, durant de mon enfance ꓽ les photos et moi ça faisait deux. Puis lorsque j’ai eu à acquérir mon premier portable, j’ai commencé à développer ma passion pour la photographie en devenant une Picture addict. Ensuite, voulant sortir de ma routine des photos simples ꓽ j’ai commencé à prendre des photos où mon visage n’apparaissait pas mais où apparaissait souvent ma main mais avec une composition assez travaillée qui captivait plus d’un ; ce qui me valut le surnom par mes amis de ꓽ l’art du visuel.

Mais ce surnom me disait juste que je prenais de belles photos pas que je pouvais professionnaliser ce talent. Et un jour, j’ai été abordée par un cinéaste qui voulait me payer un droit d’auteur pour l’utilisation d’une de mes photos comme photo de couverture pour l’affiche de son documentaire. Cette opportunité que je n’avais pas pu saisir pour certaines raisons à l’époque ꓽ a été le déclencheur, mon eurêka de ma voie concrète dans la photographie comme activité professionnelle à long terme. Et c’est ainsi que j’ai décidé de me lancer dans la photographie paysagiste, en tant qu’amateur pour le moment et comme professionnelle à long terme.

GLM : Il y a-t-il des femmes qui vous inspirent dans ce domaine ?

C.E : A la base je l’avoue, j’ai beaucoup plus été inspirée par des figures masculines dont le fameux Jordi koalitic mais aussi Mack wantashi et Herman Kambala au Congo. Mais récemment, j’ai eu à découvrir Antalya qui est une photographe avec un style atypique mais aussi Raïssa rkar.

Ce sont deux femmes photographes dont j’aime beaucoup le travail.

« La photographie paysagiste transmet le calme, la sérénité, l’évasion que le paysage ou la vue procure ». Charlotte Elsa

GLM : Quels sont vos challenges en tant que femme photographe ?

C.E : Je n’ai qu’un seul challenge pour le moment pas en tant que photographe mais en tant que femme photographe ꓽ celui de faire la promotion du métier de photographe que de nombreuses femmes talentueuses en la matière hésitent d’embrasser, cela, à cause des différents stéréotypes existants. Encourager les femmes à faire le métier qui les passionne sans s’attarder sur les barrières. Il me porte à cœur de briser ce qui donne aux femmes la phobie d’exercer ce métier en fait.

GLM : Vos photographies sont plus axées sur la nature. Pourquoi ?

C.E : La nature, pour moi, a cette touche divine qui transmet une sérénité et apaise l’être humain. Dans ce monde où tout le monde court derrière le temps avec un stress notoire, je pense qu’on a besoin de plus en plus de sérénité. Comme ça fait plaisir de revoir la photo d’un évènement important puisqu’elle nous fait revivre la joie de ce moment-là ; la photographie paysagiste transmet le calme, la sérénité, l’évasion que le paysage ou la vue procure. Ayant moi-même fait l’expérience et étant fascinée par la symbiose que la nature représente, j’ai décidé de faire d’en faire mon thème de prédilection.

GLM : Si vous n’étiez pas photographe, vous seriez ?

C.E : Du moment où je ne suis pas photographe, je suis marketeuse mon autre passion. Admiratrice particulière de la nature d’ailleurs, je dirai marketeuse spécialisée en tourisme. Peu importe ce que je fais, être en contact fréquent avec la nature serait un  « must » .

 « J’ai toujours rêvé de photographier le Nyiragongo, ce volcan me captive actuellement et je pense que tant que je ne l’aurai pas photographié ꓽ il restera mon lieu de rêve à absolument prendre en photo ». Charlotte Elsa

GLM : Charlotte dans 5 ans ?

C.E : Dans 5 ans, je me vois entrain de montrer au monde le revers de cette mauvaise image du Congo que les médias ne cessent de nous montrer. Ceci en étant une photographe paysagiste professionnelle valorisant à l’échelle internationale ꓽ notre pays, par des images parlant de celui-ci et de surcroit une marketeuse ayant pour orientation le Tourisme.

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